Hokyo Zanmai

Nyo ze no hõ, busso mitsu ni fusu. Nanji ima kore o etari ; yoroshiku yoku hõgo subeshi. Ginwan ni yuki o mori, meigetsu ni ro o kakusu. Rui shite hitoshikarazu ; konzuru tokinba tokoro o shiru. Kokoro kotoni arazareba, raiki mata omomuku. Dõzureba kakyû o nashi, tagaeba kocho ni otsu. Haisoku tomoni hi nari ; taikaju no gotoshi.Tada monsai ni arawaseba, sunawachi zenna ni zokusu. Yahan shõmei, tengyõ furo. Mono no tame ni nori to naru ; mochiite shoku o nuku. Ui ni arazu to iedomo, kore go naki ni arazu. Hõkyõ ni nozonde, gyõyõ ai miru ga gotoshi. Nanji kore kare ni arazu, kare masani kore nanji. Yo no yõni no gosõ gangu suru ga gotoshi. Fuko furai fuki fujû ; baba wa wa ; uku muku. Tsuini mono wo ezu, go imada tadashi karazaru ga yue ni. Jû ri rikkõ, henshõ ego, tatande san to nari; henji tsukite go to naru. Chisõ no ajiwai no gotoku, kongõ no cho no gotoshi. Shõchû myõkyõ, kõshõ narabi agu. Shû ni tsûji to ni tsûzu, kyõtai kyõro. Shakunen naru tokinba kitsu nari; bongo subekarazu. Tenshin ni shite myõ nari, meigo ni zoku sezu. Innen jisetsu, jakunen to shite shõcho su. Sai ni wa muken ni iri,dai ni wa hõjo o zessu. Gõkotsu no tagai, ritsuryo ni õzezu. Ima tonzen ari, shûshu o rissuru ni yotte. Shûshu wakaru, sunawachi kore kiku nari. Shû tsûji shu kiwamaru mo, shinjõ ruchû. Hoka jaku ni uchiugoku wa, tsunageru koma, fukuseru nezumi. Senshõ kore o kanashinde, hõ no dando to naru. Sono tendõ ni shitagatte, shi o motte so to nasu. Tendõ sõ messureba, kõshin mizukara yurusu. Kotetsu ni kanawan to yõseba, kõ zenko o kanzeyo. Butsudõ o jõzuru ni nannan to shite, jikkõju o kanzu. Tora no kaketaru ga gotoku, uma no yome no gotoshi. Geretsu aru o motte, hõki chingyo. Kyõi aru o motte, rinu byakko. Gei wa gyõriki o motte, ite hyappo ni atsu. Senpõ ai õ, gyõriki nanzo azukaran. Bokujin masa ni utai, sekijo tatte mõ. Jõshiki no itaru ni azaru, mushiro shiryo wo iren ya. Shin wa kimi ni bushi, ko wa chichi ni junzu. Junzezareba kõ ni arazu, busezareba ho ni arazu. Senkõ mitsuyõ wa, gu no gotoku ro no gotoshi. Tada yoku sõzoku suru o, shuchû no shu to nazuku.

Le samadhi du miroir précieux

Ainsi est le Dharma que le Bouddha et les Patriarches ont transmis intimement.
Maintenant vous l’avez, alors protégez-le bien.

Comme un bol rempli de neige, comme un héron caché dans le clair de lune, ils sont semblables mais non identiques ; rapprochés leurs différences apparaissent.
Le sens ne réside pas dans les mots, mais le moment décisif le fait apparaître.
Si vous les suivez vous êtes pris au piège, si vous les négligez vous tombez dans le doute.
Rejeter les mots et s’y attacher sont des erreurs, car c’est comme un grand feu, qui est utile mais dangereux.
Le décrire de façon littéraire c’est le tacher de souillures. Dans l’obscurité de la nuit cela est parfaitement clair ; à la lumière du jour cela est caché.
C’est la Loi qui gouverne toutes choses ; utilisez-le pour déraciner toutes les souffrances.

Bien que cela ne soit pas fabriqué, ce n’est pas au-delà des mots.
C’est comme devant le miroir précieux ; la forme et le reflet se regardent. Vous n’êtes pas cela mais cela est vous.
C’est comme un bébé nouveau-né, il est pourvu des cinq organes des sens. N’allant ni ne venant ; n’apparaissant ni ne demeurant ; « baba, wawa » est-ce que cela dit quelque chose ou pas ?
À la fin, il ne dit rien, car ses mots ne sont pas encore justes.

En doublant le trigramme du feu, les lignes intérieures et extérieures interagissent.
Empilées elles deviennent trois, permutées elles deviennent cinq. Comme le goût de la plante aux cinq saveurs, ou comme les cinq branches du sceptre vajra.

Harmonieusement réunis au centre, le tambour et le chant arrivent ensemble.
Pénétrer la source et aller sur la voie, embrasser le paysage et apprécier le chemin.
Respectez cela et ne le négligez pas.

Naturel et subtil, ce n’est ni l’ignorance ni l’éveil.
Parmi les causes et les conditions, le temps et les saisons, il est serein et illumine.
Il est si pur qu’il pénètre là où il n’y a pas d’espace, il est si vaste qu’il est au-delà de toute dimension.
Si vous vous en écartez de la distance d’un cheveu, vous n’êtes plus en harmonie. Maintenant il y a le soudain et le graduel, dans lesquels les enseignements et les approches apparaissent. Quand ils se différencient chacun possède ses normes. Mais que ces enseignements et ces approches soient maîtrisés ou non, la réalité s’écoule constamment.

À l’extérieur le calme, à l’intérieur l’agitation, c’est comme le cheval entravé ou le rat caché.
Les sages d’autrefois eurent pitié d’eux et leur offrirent le Dharma.
Conduits par leurs vues erronées ils prirent le noir pour le blanc.
Quand ces vues erronées cessent, ils réalisent l’esprit qui s’harmonise naturellement.

Si vous voulez suivre la voie ancienne, je vous en prie, observez les sages d’autrefois.
Celui qui est sur le point de réaliser la voie de Bouddha a contemplé l’arbre pendant dix kalpas.
C’est comme la blessure du tigre ou le boitillement du cheval.

Parce que certains ont un manque ils cherchent le siège précieux et les vêtements décorés.
Parce que d’autres ont une vision large, ils réalisent qu’ils sont comme le bœuf brun et le bœuf blanc.

Hïeï par sa grande habileté atteignit la cible à cent mètres.
Mais quand les flèches se touchent en plein vol, comment cela peut-il être une question d’habileté ?

L’homme de bois se met à chanter, la femme de pierre se lève et danse. Cela n’est pas atteint par les sensations ni la conscience, comment cela pourrait-il concerner les discriminations ?
Les ministres servent le seigneur, les enfants obéissent à leurs parents.
Ne pas obéir est contraire au devoir filial, ne pas suivre n’est pas être un véritable ministre.

Cachez votre pratique, agissez discrètement, apparaissez comme un fou ou bien un idiot.
Juste continuer ainsi est appelé être un maître parmi les maîtres.

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